Le phare de Chassiron en sépia, tableau phare de Chassiron, photographie de Fabrice Courtadon

Le phare de Chassiron : visite, histoire et jardin à la pointe d’Oléron

Par la rédaction de Murs d’Art · Photographies de Fabrice Courtadon16 octobre 20267 min de lecture

Le phare de Chassiron se dresse à la pointe nord de l’île d’Oléron, sur la commune de Saint-Denis-d’Oléron. Mis en service le 1er décembre 1836 et reconnaissable à ses trois bandes noires, il se visite toute l’année : 224 marches mènent à une plateforme d’où l’on voit l’île de Ré et La Rochelle, et un musée ainsi qu’un jardin en rose des vents l’entourent.

En bref

  • Situation : pointe de Chassiron, Saint-Denis-d’Oléron, à l’extrémité nord de l’île d’Oléron, face au pertuis d’Antioche.
  • Le phare : construit de 1834 à 1836, mis en service le 1er décembre 1836 ; 46 mètres de haut et 224 marches selon l’office de tourisme et le site du phare.
  • Ses couleurs : entièrement blanc jusqu’en 1926, il porte depuis trois bandes noires qui le distinguent du phare des Baleines, sur l’île de Ré.
  • Protection : le phare et ses dépendances sont classés monument historique par arrêté du 23 octobre 2012 ; l’édifice appartient à l’État.
  • Autour : un musée dans la rotonde des anciens gardiens et un jardin en rose des vents, créé en 2007, en accès libre.
Le phare de Chassiron en sépia, tableau phare de Chassiron, photographie de Fabrice Courtadon
Le phare de Chassiron au bout d’une allée de haies taillées, ses trois bandes noires sous un ciel sépia« Le phare de Chassiron en sépia » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Où se trouve le phare de Chassiron, et comment y aller ?

Le phare occupe la pointe de Chassiron, l’extrémité nord de l’île d’Oléron, sur la commune de Saint-Denis-d’Oléron. Il balise l’entrée du pertuis d’Antioche, entre Oléron et l’île de Ré, comme le faisait déjà la tour qui l’a précédé : la notice des monuments historiques rappelle qu’elle signalait une passe dangereuse à l’entrée de l’arsenal de Rochefort.

On rejoint l’île par le pont de l’île d’Oléron, qui part de la pointe du Chapus, à Bourcefranc-le-Chapus. Inauguré en 1966, il est gratuit depuis la suppression définitive de son péage en 1991. Il faut ensuite remonter l’île jusqu’à Saint-Denis-d’Oléron, puis suivre la direction de la pointe. L’office de tourisme signale un parking à proximité du site, ainsi que des toilettes publiques.

Pourquoi le phare de Chassiron porte-t-il des bandes noires ?

Pour qu’on ne le confonde pas avec son voisin. Entièrement blanc à l’origine, il a reçu ses trois bandes noires en 1926 : vu du large, il se distinguait ainsi du phare des Baleines, à la pointe de l’île de Ré. Ce marquage sert de jour ; la nuit, le feu émet un éclat toutes les dix secondes, et ses huit faisceaux portent jusqu’à 52 km par temps clair, d’après l’office de tourisme.

Une première tour voulue par Colbert

Le site est balisé depuis 1685. Une première tour à feu y est alors construite sur proposition de Colbert, éclairée par deux feux de bois. Avec l’augmentation du trafic maritime, elle devient insuffisante, et le recul de la falaise la menace. De cette époque ne subsiste qu’une maison de gardien, datée des XVIIe ou XVIIIe siècles par la notice Mérimée.

Le phare actuel, de l’huile à l’électricité

La nouvelle tour est bâtie de 1834 à 1836 sous la direction de l’ingénieur Lescure Bellerive, puis allumée le 1er décembre 1836 avec une lampe à huile. Sa lanterne se trouve à 43 mètres au-dessus du sol. En 1891, Chassiron compte parmi les premiers phares équipés de lentilles de Fresnel à échelons ; une usine à gaz d’huile s’installe à son pied en 1895, puis l’éclairage électrique arrive en 1930. Le dernier gardien est parti en 1998 : le phare est depuis automatisé et contrôlé par le bureau des Phares et Balises de La Rochelle.

Que voir lors de la visite du phare de Chassiron ?

La montée et le panorama

Un escalier en colimaçon de 224 marches conduit à la plateforme panoramique. De là-haut, la vue porte, selon l’office de tourisme, sur la balise d’Antioche, l’île de Ré, La Rochelle et tout le nord d’Oléron. Le site du phare déconseille la montée aux personnes cardiaques, à celles qui souffrent d’une maladie respiratoire et aux femmes enceintes ; les enfants de moins de 12 ans doivent être accompagnés d’un adulte.

Le musée de la rotonde

Au pied de la tour, la rotonde qui logeait les gardiens abrite un musée consacré aux « gens de la côte entre terre et mer » : pêche embarquée ou à pied, écluses à poissons, maraîchage, vigne, et dégâts causés par le vent et les embruns. Le billet réunit la montée et le musée, desservi par un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

Le jardin en rose des vents

Créé en 2007 et labellisé Jardin remarquable, le jardin s’organise selon les quatre points cardinaux. Une partie contemporaine mêle graminées, plantes ornementales et bassins ; une partie traditionnelle réunit 21 variétés de roses, un potager et une petite vigne de merlot, de sauvignon et d’ugni blanc. Des bornes sur l’histoire du phare, des tables tournantes, des lunettes de visée et une carte en relief jalonnent la promenade, en accès libre.

Le phare est ouvert toute l’année avec des horaires saisonniers ; il ferme le 25 décembre et le 1er janvier. Les animaux n’y sont pas admis, sauf les chiens d’assistance. Horaires et tarifs du jour figurent sur la page de visite du site officiel du phare de Chassiron, et la fiche de l’office de tourisme de l’île d’Oléron et du bassin de Marennes résume l’histoire du site.

Quand venir à la pointe de Chassiron ?

Comme le phare ouvre en toute saison, le choix dépend surtout du ciel. Le panorama annoncé suppose une bonne visibilité : par temps de brume, Ré et La Rochelle peuvent disparaître. Avant de prendre la route, la webcam du phare de Chassiron, diffusée par l’office de tourisme, montre le temps qu’il fait à la pointe.

Pour la photographie, la tour rayée se prête aussi bien à la couleur qu’au noir et blanc. Fabrice Courtadon l’a cadrée de face, au bout de l’allée qui mène au phare, en virant toute l’image au sépia : les haies forment deux masses sombres qui guident le regard jusqu’à la porte, et le ciel uni laisse la tour seule au centre. Cette photographie est la seule du phare de Chassiron dans notre catalogue.

Quelles autres photographies d’Oléron et de la côte charentaise ?

Deux autres images ont été prises sur l’île. La première ne montre qu’un détail : de près, une cabane de bain d’Oléron devient une suite de bandes rouges, blanches, grises et vert d’eau, rangée par Fabrice Courtadon parmi ses abstraits.

La seconde quitte le littoral pour un étang de l’île, où des colverts glissent sur une eau presque noire, chacun suivi de son reflet. Le photographe a aussi parcouru le reste de la côte charentaise, entre ports de pêche et phares de la presqu’île d’Arvert.

Bateau de pêche rouge au sec, tableau bateau de pêche au sec, photographie de Fabrice Courtadon
Calé sur ses béquilles, un bateau de pêche à coque rouge attend au sec dans un décor passé en noir et blanc« Bateau de pêche rouge au sec » en tableau, dès 50 € 45 €

Plus au sud, le phare de la Coubre, à La Tremblade, a son propre article : son histoire, sa visite et son recul face à l’océan sont racontés dans notre guide du phare de la Coubre et des phares charentais. Fabrice Courtadon a aussi photographié un phare solitaire sur un cordon de dunes, mer retirée, dans L’impermanence du phare charentais.

L’impermanence du phare charentais, tableau phare au bord de l’océan, photographie de Fabrice Courtadon
Un phare charentais sur son cordon de dunes, sa silhouette allongée dans le sable mouillé laissé par la mer« L’impermanence du phare charentais » en tableau, dès 50 € 45 €

Que voir d’autre près du phare de Chassiron ?

Sur l’estran d’Oléron, la marée basse découvre les écluses à poissons, des murs de pierre sèche en fer à cheval présents sur l’île depuis le Moyen Âge. Celle de l’Écuissière, à Dolus-d’Oléron, est la dernière encore en activité au sud de l’île ; l’office de tourisme renvoie vers ses horaires de marée pour la découvrir.

En revenant vers le continent, arrêtez-vous au pied du pont, à la pointe du Chapus : Fort Louvois se visite à pied à marée basse, face à la citadelle du Château-d’Oléron. Plus au nord, l’île d’Aix, avec ses deux phares jumeaux, se rejoint en bateau depuis Fouras, et la citadelle de Brouage, au milieu de ses marais, complète une journée de patrimoine fortifié.

La photographie de Chassiron, imprimée à la demande sur aluminium Dibond en finition mate, rejoint les autres tours de la côte dans notre sélection de tableaux de phares. Les vues de ports et de plages charentaises se trouvent dans la collection Autour de l’eau.

Questions fréquentes

Combien de marches compte le phare de Chassiron ?

Il compte 224 marches, en escalier en colimaçon, jusqu’à la plateforme panoramique. Le site du phare déconseille la montée aux personnes cardiaques, aux personnes souffrant d’une maladie respiratoire et aux femmes enceintes.

Le phare de Chassiron est-il ouvert toute l’année ?

Oui, avec des horaires qui changent selon la saison. Il ferme le 25 décembre et le 1er janvier. Les horaires et les tarifs à jour sont publiés sur le site officiel du phare.

Pourquoi le phare de Chassiron est-il noir et blanc ?

Il était entièrement blanc jusqu’en 1926. On lui a alors peint trois bandes noires pour qu’on ne le confonde plus avec le phare des Baleines, sur l’île de Ré.

Peut-on visiter le jardin sans monter au phare ?

Oui. Le jardin en rose des vents, créé en 2007, est en accès libre ; on le traverse pour rejoindre la billetterie du phare et du musée.

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Photographies de Fabrice Courtadon imprimées à la demande sur aluminium Dibond. Voir toutes les œuvres

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