L’Auvergne sous la neige : puys, forêts et lumière d’hiver

En hiver, la neige et le givre redessinent l’Auvergne : les puys se détachent en blanc, les routes forestières passent sous des voûtes de branches et le Sancy reste enneigé tard dans le printemps. Cette page explique comment se forment ces paysages, quelle lumière les met en valeur, et présente les photographies d’hiver de Fabrice Courtadon.

Le cratère sous la neige, photographie de Fabrice Courtadon
Le cratère sous la neige, Fabrice Courtadon · voir l’œuvre et ses formats

Quand voit-on la neige en Auvergne ?

Sur les hauts sommets, la neige vient tôt et repart tard : au puy de Sancy (1 885 m), elle arrive en général dès octobre, et des névés y persistent souvent jusqu’à la mi-juillet selon les années. Plus bas, sur les plateaux et dans les vallées, elle va et vient au gré des épisodes de froid.

Un dicton local affirme même que le Sancy « voit blanc » chaque mois de l’année. C’est ce décalage qui fait l’intérêt de l’Auvergne à la fin de l’hiver : les vallées dégèlent pendant que les crêtes restent blanches. Le Sancy enneigé au printemps en témoigne, avec le sommet encore couvert quand la saison a tourné, et La route vers les crêtes enneigées conduit le regard vers le même massif. La page massif du Sancy présente ses lacs et ses cascades aux autres saisons.

À quoi ressemble le puy de Dôme sous la neige ?

Enneigé, le puy de Dôme (1 465 m), point culminant de la chaîne des Puys, se lit comme une masse blanche au-dessus du plateau. Selon le ciel, il passe du graphisme net d’un jour clair au relief adouci d’un jour couvert.

Plusieurs œuvres le montrent en hiver. Le puy de Dôme enneigé sous un ciel rose joue sur la couleur du ciel, Le puy de Dôme dans une trouée de lumière sur un rayon qui perce les nuages, Le puy de Dôme enneigé sous un ciel chargé sur le noir et blanc. La sentinelle s’approche du sommet givré et Le sommet du puy de Dôme et son antenne cadre l’antenne qui le coiffe. Les autres saisons du volcan sont réunies dans le puy de Dôme en photos.

Que photographier en Auvergne en hiver ?

Au-delà des sommets, l’hiver auvergnat se photographie surtout en forêt, sur les routes de campagne et au bord de l’eau. Le givre y est souvent plus spectaculaire que la neige, car il souligne chaque branche.

Il ne faut pas confondre les deux. Le givre naît de gouttelettes d’eau restées liquides sous 0 °C, dites surfondues, qui gèlent au contact des branches ; son dépôt grandit du côté d’où vient le vent, si bien qu’un arbre givré indique la direction du vent. La gelée blanche, elle, se forme par nuit claire, quand la vapeur d’eau de l’air se dépose directement en glace sur les herbes. Le verglas, enfin, vient d’une pluie qui gèle et forme une couche transparente.

  • Sous l’éclat des branches glacées : une route passant sous des arbres givrés.
  • Arbres givrés sous un ciel d’or : des branches blanches sur un ciel chaud.
  • Dans la forêt auvergnate : un chemin enneigé bordé de fougères restées rousses.
  • Le viaduc des Fades dans le givre : l’ouvrage des Combrailles sous le gel.
  • L’étang du Thyx sous le givre : une eau prise par la glace, entourée d’arbres blancs.
  • Le cratère sous la neige : un cratère de volcan dont la neige souligne la forme.

Comment photographier la lumière d’hiver ?

La lumière d’hiver est basse toute la journée : elle rase le relief, allonge les ombres et donne du volume à la neige, là où le soleil d’été écrase les formes à midi. C’est la saison où l’on peut travailler en lumière dorée bien après le lever du jour.

Trois réglages font la différence. La neige trompe la mesure de lumière de l’appareil, calibrée pour un gris moyen : sans correction, le blanc sort grisâtre, d’où l’habitude de surexposer d’un ou deux crans. Par ciel bleu, les ombres sur la neige prennent une teinte bleue que l’on peut garder ou corriger à la balance des blancs. Enfin, par ciel blanc et uniforme, le noir et blanc ou le sépia sauvent une scène sans couleur, comme dans Les sapins décroissants ou Pré enneigé et clôture en noir et blanc. Le givre, lui, disparaît vite au soleil : il se photographie de préférence tôt.

Quel format pour un paysage d’hiver ?

Les images d’hiver sont souvent faites de grandes plages blanches : elles gagnent à rester sobres sur le mur. Un 30 × 40 cm, au prix courant de 80 €, convient à un chemin enneigé dans une entrée ; un 50 × 75 cm, vers 160 €, donne de l’ampleur à un puy sous la neige.

La finition mate de l’aluminium Dibond évite les reflets sur les blancs, avec un léger satiné dans les zones les plus claires. Les versions monochromes sont regroupées dans les tableaux en noir et blanc.

Questions fréquentes

Jusqu’à quand y a-t-il de la neige sur le Sancy ?

Souvent tard : sur le puy de Sancy, à 1 885 m, des névés persistent en général jusqu’à la mi-juillet selon les années, et la neige peut revenir dès octobre. Un dicton local dit que le Sancy « voit blanc » chaque mois. Pour l’enneigement du jour, consultez les sites officiels des stations.

Quelle différence entre givre et gelée blanche ?

Le givre se forme à partir de gouttelettes d’eau surfondues, souvent dans le brouillard, qui gèlent au contact des branches et s’accumulent du côté du vent. La gelée blanche se forme par nuit claire, quand la vapeur d’eau se dépose directement en glace sur les surfaces refroidies, sans brouillard.

Pourquoi la neige paraît-elle grise sur mes photos ?

Parce que la mesure de lumière de l’appareil vise un gris moyen : face à une scène presque blanche, elle sous-expose. Corriger l’exposition d’un ou deux crans vers le plus rend à la neige sa blancheur, à condition de surveiller que les zones les plus claires ne perdent pas leur détail.

Un tableau d’hiver peut-il aller dans une pièce fraîche ou humide ?

Une pièce fraîche ne pose pas de problème, mais les pièces humides, la salle de bains et l’extérieur sont déconseillés, de même que le soleil direct. L’entretien se fait avec un chiffon doux et sec, sans produit. Le tableau est livré avec un système d’accroche, dont le modèle peut varier selon l’atelier.