Le coteau de Chinon reflété dans l’eau, tableau coteau de Chinon et son reflet, photographie de Fabrice Courtadon

Que voir à Chinon : la forteresse royale, la vieille ville et la Vienne

Par la rédaction de Murs d’Art · Photographies de Fabrice Courtadon14 octobre 20268 min de lecture

À Chinon, il faut voir d’abord la forteresse royale, étirée sur son éperon rocheux au-dessus de la Vienne, où Jeanne d’Arc vint trouver Charles VII en 1429. Descendez ensuite dans la vieille ville, ses maisons à pans de bois et ses toits d’ardoise, puis longez la Vienne jusqu’au pont de pierre. Ajoutez La Devinière, la maison natale de Rabelais, à 7 km, et le vignoble de l’AOC Chinon.

En bref

  • Situation : Chinon, sous-préfecture d’Indre-et-Loire, sur la Vienne, aux confins de la Touraine, de l’Anjou et du Poitou ; la ville fait partie du Val de Loire inscrit à l’UNESCO en 2000 et porte le label Ville d’art et d’histoire.
  • La forteresse : trois châteaux séparés par des fossés secs, le fort Saint-Georges, le château du Milieu et le fort du Coudray ; classée monument historique en 1840, propriété du département d’Indre-et-Loire.
  • Jeanne d’Arc : arrivée vers le 23 février 1429, elle rencontre Charles VII fin février ou début mars, puis lui est présentée officiellement entre le 27 mars et le 5 avril.
  • Rabelais : né en 1483 ou en 1494 à La Devinière, à Seuilly, devenue musée en 1951.
  • Le vin : AOC Chinon depuis le décret du 31 juillet 1937, environ 2 350 ha sur 26 communes, surtout des rouges de cabernet franc.
Le coteau de Chinon reflété dans l’eau, tableau coteau de Chinon et son reflet, photographie de Fabrice Courtadon
Le coteau boisé de Chinon, ses maisons blanches et un nuage solitaire reflétés dans une eau immobile« Le coteau de Chinon reflété dans l’eau » en tableau, dès 50 €

Dans cette vue de Fabrice Courtadon, le coteau et son reflet se partagent l’image presque à parts égales, et une barque est amarrée sur la gauche. L’office de tourisme le résume ainsi : c’est depuis la rivière que la forteresse offre son point de vue le plus spectaculaire.

Que voir à la forteresse royale de Chinon ?

La forteresse occupe un éperon rocheux qui domine la Vienne. Habité depuis environ 3 000 ans, le promontoire est fortifié à la fin de l’Empire romain. Au XIIe siècle, Chinon est au centre des possessions continentales d’Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre. Malade, abandonné par ses fils, il y meurt en 1189, avant d’être inhumé à l’abbaye de Fontevraud. Le 23 juin 1205, après un siège de neuf mois, Philippe Auguste prend le château et y fait bâtir la tour du Coudray. En 1308, Jacques de Molay, dernier grand maître de l’ordre du Temple, y est retenu avec d’autres dignitaires.

Sur le plateau, des fossés secs creusés sous Philippe Auguste séparent les « trois châteaux » : d’ouest en est, le fort du Coudray, le château du Milieu et le fort Saint-Georges. On entre au château du Milieu par la tour de l’Horloge, du XIVe siècle, une tour plate de 35 m de haut pour 5 m d’épaisseur ; dans son lanternon, une cloche fondue en 1399, la Marie-Javelle, sonne les heures. Les logis royaux restaurés abritent des reconstitutions meublées, et une tablette, l’HistoPad, propose une visite en réalité augmentée ; les visites guidées sont comprises dans le billet.

La forteresse conseille de prévoir deux heures en moyenne ; des parkings gratuits se trouvent à 200 et 400 m de l’accueil. Les horaires changent selon la saison : ils sont sur la page périodes et horaires d’ouverture de la forteresse royale de Chinon.

Pourquoi Jeanne d’Arc est-elle venue à Chinon ?

En 1429, Charles VII, déshérité par le traité de Troyes de 1420, s’est replié à Bourges. Jeanne d’Arc arrive à Chinon vers le 23 février 1429, après une chevauchée d’environ 470 km en onze jours depuis Vaucouleurs. Fin février ou début mars, elle rencontre le roi pour la première fois et le persuade de lui confier l’armée qui doit délivrer Orléans. La forteresse rappelle que l’épisode est raconté comme une scène miraculeuse, « la Reconnaissance ». Une seconde audience, entre le 27 mars et le 5 avril, tient lieu de présentation officielle. En ville, une statue équestre de Jeanne d’Arc par Jules Roulleau, inaugurée en 1893, rappelle ce passage.

Chinon vu sous une arche de pierre, tableau maison de pierre vue sous une arche, photographie de Fabrice Courtadon
Sous une arche de pierre, une maison de tuffeau au pignon pointu, un grand arbre et un ciel nuageux« Chinon vu sous une arche de pierre » en tableau, dès 50 € 45 €

Cette vue de Chinon se regarde comme on franchit un seuil : l’arche sombre encadre une maison de tuffeau au pignon pointu, un toit d’ardoise en flèche et un grand arbre. Elle appartient à la collection Regards singuliers.

Que voir dans la vieille ville de Chinon ?

Au pied du château, la ville-fort est le noyau primitif de Chinon et sa partie la mieux conservée, ceinte de remparts au moins depuis le XIVe siècle. Suivez la rue principale qui la traverse d’est en ouest, rue Voltaire puis rue Haute-Saint-Maurice : maisons à pans de bois, comme la maison rouge au Grand Carroi ou la maison bleue, et demeures en pierre de taille, comme l’hôtel du Gouverneur. Plus à l’est, l’ancien faubourg Saint-Étienne garde lui aussi de belles maisons à pans de bois autour du carrefour du Puits-des-Bans.

Sous le coteau, des galeries ont été creusées pour extraire le tuffeau ; les caves peintes, citées par Rabelais, en font partie. Le Carroi, musée d’arts et d’histoire, complète la promenade.

Les toits d’ardoise de Chinon, tableau toits de Chinon, photographie de Fabrice Courtadon
Vus d’en haut, les toits d’ardoise pentus et les lucarnes de la vieille ville de Chinon, seuls les arbres restés verts« Les toits d’ardoise de Chinon » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Vue d’en haut, la vieille ville devient une suite de toits pentus et de lucarnes. Fabrice Courtadon a passé l’image en noir et blanc en laissant leur vert aux arbres et aux jardins, une sélection de couleur que nous expliquons dans notre article sur la photographie en noir et blanc au mur. Son cadrage la range parmi nos tableaux verticaux.

Que faire au bord de la Vienne ?

La Vienne naît sur le plateau de Millevaches, en Corrèze, et parcourt 363 km avant de rejoindre la Loire à Candes-Saint-Martin, en aval de Chinon. Jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, la batellerie y était très active. Aujourd’hui, des bateaux promenade partent de Chinon, et l’office de tourisme suggère un pique-nique sur les berges ou une dégustation de vin sur la rivière, face à la forteresse.

Le pont de pierre relie le centre-ville au faubourg Saint-Jacques, sur la rive gauche. Le 29 août 1944, des militaires allemands en firent sauter deux arches, en même temps que le pont du chemin de fer. Le débit moyen de la Vienne va d’environ 49 m³/s en août à 352 m³/s en février, et la ville garde le souvenir de grandes crues, dont celles de 1923, 1962 et 1982.

Le pont de Chinon depuis le quai, tableau pont de Chinon en noir et blanc, photographie de Fabrice Courtadon
En noir et blanc vertical, le quai de Chinon file en diagonale vers le pont de pierre et ses arches reflétées« Le pont de Chinon depuis le quai » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Ici, le mur du quai trace une diagonale qui conduit l’œil jusqu’aux arches, doublées par leur reflet dans l’eau calme. La même image illustre notre guide que voir à Saumur : la ville, à une trentaine de kilomètres en aval, se visite facilement avec Chinon.

Où découvrir Rabelais à Chinon et à La Devinière ?

François Rabelais serait né en 1483 ou en 1494 à La Devinière, une « maison des champs » de Seuilly, à 7 km de Chinon ; la date reste incertaine. Dans Gargantua, il fait de sa maison natale et des paysages alentour le théâtre des guerres picrocholines, au point que la région porte son nom : la Rabelaisie. Le département d’Indre-et-Loire achète la propriété en 1948 et y inaugure le musée Rabelais en 1951. Classé monument historique, il réunit un logis du XVe siècle, un pigeonnier-grange, des caves et des vignes ; comptez une heure et demie de visite. Programme et accès sur le site du musée Rabelais, maison de La Devinière.

En ville, une statue d’Émile Hébert, inaugurée en 1882, montre Rabelais assis en habit de médecin, une plume à la main. C’est aussi lui qui rapporte, dans son Cinquième livre, la devise de Chinon : « Petite ville, grand renom ».

Que savoir du vignoble de Chinon ?

L’AOC Chinon est reconnue par un décret du 31 juillet 1937. Son aire couvre 26 communes d’Indre-et-Loire, sur les deux rives de la Vienne et jusqu’au confluent avec la Loire, pour environ 2 350 ha de vignes en moyenne de 2022 à 2024. Les rouges et les rosés naissent du cabernet franc, parfois associé au cabernet sauvignon ; les blancs, du chenin. Environ 85 % des vins sont des rouges, 8 % des rosés et 7 % des blancs.

Pour visiter un domaine ou déguster, l’office de tourisme Azay-Chinon Val de Loire tient la liste des viticulteurs, des cavistes et des activités œnologiques.

Rangs de vigne et manoir sous les nuages, tableau vignes du Val de Loire, photographie de Fabrice Courtadon
Des rangs de vigne alignés jusqu’à un manoir de pierre au pied d’un coteau boisé, sous un gros nuage blanc« Rangs de vigne et manoir sous les nuages » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Cette vigne du Val de Loire, que sa fiche ne situe pas plus précisément, a reçu un effet aquarelle ; la technique est expliquée dans l’effet aquarelle en photographie.

Quand venir à Chinon ?

La forteresse est ouverte toute l’année, avec des journées plus longues en été. En haute saison, elle signale que les créneaux les plus fréquentés vont de 11 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 16 h : arrivez à l’ouverture ou en fin d’après-midi pour être plus tranquille. Le pique-nique est permis dans le parc, et le billet reste valable toute la journée. Le troisième week-end d’août, la ville accueille son marché à l’ancienne.

Les vues de Chinon de cet article sont imprimées à la demande sur aluminium Dibond, en finition mate : le coteau et son reflet, le pont en noir et blanc, les toits d’ardoise et la maison vue sous l’arche. Les rivières et les ponts du Val de Loire se retrouvent dans la collection Autour de l’eau.

Questions fréquentes

Que voir à Chinon en une journée ?

La forteresse royale le matin (deux heures), la vieille ville par la rue Voltaire et la rue Haute-Saint-Maurice, puis les bords de la Vienne. Avec une demi-journée de plus, ajoutez La Devinière, à 7 km.

Où Jeanne d’Arc a-t-elle rencontré Charles VII ?

À la forteresse royale de Chinon. Arrivée vers le 23 février 1429, Jeanne d’Arc rencontre le roi fin février ou début mars, puis lui est présentée officiellement lors d’une seconde audience, entre le 27 mars et le 5 avril 1429.

Combien de temps faut-il pour visiter la forteresse de Chinon ?

Deux heures en moyenne pour les logis royaux, les tours et le parc, selon la forteresse. La visite guidée, en extérieur, dure 50 minutes et est comprise dans le billet.

Chinon est-elle classée à l’UNESCO ?

La ville fait partie du Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes, inscrit au patrimoine mondial en 2000 comme paysage culturel. Elle porte aussi le label Ville d’art et d’histoire.

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Photographies de Fabrice Courtadon imprimées à la demande sur aluminium Dibond. Voir toutes les œuvres

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