Le Sacré-Cœur et le manège de Montmartre, tableau Sacré-Cœur et manège ancien, photographie de Fabrice Courtadon

Que voir à Montmartre : le Sacré-Cœur, la place du Tertre et la butte

Par la rédaction de Murs d’Art · Photographies de Fabrice Courtadon18 octobre 20267 min de lecture

Montmartre est la butte du nord de Paris, dans le 18e arrondissement, couronnée par la basilique du Sacré-Cœur. On y vient pour la vue sur la ville, pour la place du Tertre et ses peintres, pour les ruelles de l’ancien village, sa vigne et ses cabarets, jusqu’au Moulin Rouge, au pied de la butte. Tout se fait à pied, en montant : prévoyez de bonnes chaussures et une demi-journée au moins.

En bref

  • Altitude : environ 130 m, le point culminant de Paris (Wikipédia).
  • Commune indépendante jusqu’en 1860, annexée à Paris cette année-là (Wikipédia).
  • Le Sacré-Cœur : première pierre en 1875, consécration le 16 octobre 1919 ; l’accès à la basilique est gratuit (site officiel de la basilique).
  • Le funiculaire relie la place Saint-Pierre au parvis du Sacré-Cœur et évite les 222 marches de la rue Foyatier (Wikipédia).
Le Sacré-Cœur et le manège de Montmartre, tableau Sacré-Cœur et manège ancien, photographie de Fabrice Courtadon
Les dômes blancs du Sacré-Cœur au-dessus des jardins verts, avec un manège ancien sur la droite« Le Sacré-Cœur et le manège de Montmartre » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Que voir à Montmartre en une journée ?

Un parcours simple commence en bas, place Saint-Pierre, monte au Sacré-Cœur, puis redescend par l’autre versant de la butte, plus calme. Dans l’ordre, en partant du square Louise-Michel :

  1. Le Sacré-Cœur et son parvis, pour la basilique et la vue sur Paris.
  2. La place du Tertre, tout près de la basilique, où travaillent de nombreux peintres.
  3. Le musée de Montmartre, rue Cortot, et ses jardins.
  4. La vigne du Clos Montmartre, à l’angle de la rue des Saules et de la rue Saint-Vincent.
  5. Le Lapin Agile, rue des Saules, puis le Moulin de la Galette, à l’angle de la rue Lepic et de la rue Girardon.
  6. Le Bateau-Lavoir, place Émile-Goudeau, avant de redescendre vers le boulevard de Clichy et le Moulin Rouge.

Montmartre n’a pas toujours été un quartier de Paris : c’était une commune à part entière, annexée par la capitale en 1860 en vertu de la loi d’extension de Paris, rappelle Wikipédia. Ce passé de village se lit encore dans ses rues étroites, ses escaliers et ses jardins.

Comment monter au Sacré-Cœur ?

À pied ou en funiculaire. Depuis le square Louise-Michel, de grands escaliers grimpent jusqu’au parvis ; la rue Foyatier, sur le côté, en aligne 222. Le funiculaire de Montmartre évite la montée : ouvert en juillet 1900, entièrement rénové en 1935 puis transformé en 1991, il parcourt 108 mètres pour 36 mètres de dénivelé, en moins d’une minute trente selon Wikipédia. Géré par la RATP, il accepte les mêmes titres de transport que le métro.

Le Sacré-Cœur au-dessus des pelouses de Montmartre, tableau Sacré-Cœur et ses pelouses, photographie de Fabrice Courtadon
Le Sacré-Cœur au bout d’un long escalier, au-dessus de pelouses vertes où se reposent les promeneurs« Le Sacré-Cœur au-dessus des pelouses de Montmartre » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Que savoir sur la basilique du Sacré-Cœur ?

La basilique est née d’un vœu formulé pendant la guerre de 1870 ; l’Assemblée nationale déclare sa construction d’utilité publique en 1873, rapporte Wikipédia. Selon l’histoire de la construction publiée par la basilique, le concours d’architectes est remporté en 1874 par Paul Abadie, qui lui donne son style romano-byzantin ; la première pierre est posée en 1875, le campanile achevé en 1912, et la basilique consacrée le 16 octobre 1919, plus de quarante ans après le début des travaux.

Sa blancheur tient à la pierre : un calcaire de Château-Landon et de Souppes-sur-Loing qui, au contact de l’eau, exsude du calcin et garde ainsi sa teinte claire, explique Wikipédia. L’édifice est classé monument historique depuis 2022.

Peut-on monter au dôme ?

Oui. La basilique est ouverte tous les jours et son accès est gratuit ; la montée au dôme, elle, est payante. Elle se fait uniquement par l’escalier, près de 300 marches sans ascenseur, et la basilique la déconseille aux personnes qui ont des difficultés à se déplacer ou qui craignent les espaces étroits. En haut, la vue sur Paris est circulaire. Horaires et conditions sur la page de la visite du dôme.

Qui sont les deux cavaliers du porche ?

Deux statues équestres encadrent l’entrée depuis 1927 : Saint Louis à gauche, Jeanne d’Arc à droite, selon Wikipédia. Fabrice Courtadon a photographié l’une d’elles en contre-plongée, bras levé sur un ciel de nuages, à côté d’une tour de la basilique : seul le vert-de-gris du bronze a gardé sa couleur, le reste de l’image est passé au noir et blanc.

Statue équestre du Sacré-Cœur sous les nuages, tableau statue équestre du Sacré-Cœur, photographie de Fabrice Courtadon
Un cavalier de bronze vert-de-gris, bras levé, devant un ciel de nuages passé au noir et blanc« Statue équestre du Sacré-Cœur sous les nuages » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Que reste-t-il du village des artistes ?

Beaucoup de choses, à condition de quitter le parvis. La place du Tertre accueille toujours de nombreux peintres, qui travaillent sous les yeux des visiteurs. À quelques pas, le musée de Montmartre, au 12 rue Cortot, est installé dans les plus anciennes maisons de la butte ; Suzanne Valadon, son fils Maurice Utrillo et André Utter s’y sont installés en 1912, et le musée a reconstitué leur atelier-appartement. Ses jardins Renoir donnent sur le Sacré-Cœur et sur les vignes.

La vigne du Clos Montmartre a été créée en 1933 par la Ville de Paris, après la mobilisation d’habitants contre des projets de construction, rapporte Wikipédia. Sa fête des vendanges a lieu chaque année en octobre, depuis 1934. Le clos n’est pas ouvert au public, sauf occasions exceptionnelles : on le regarde depuis la rue.

Plus loin, le cabaret du Lapin Agile, rue des Saules, a été fréquenté par de nombreux artistes au début du XXe siècle, et le Bateau-Lavoir, place Émile-Goudeau, reste connu comme une cité d’artistes. Le Moulin de la Galette se dresse à l’angle de la rue Lepic et de la rue Girardon.

Le Moulin Rouge fait-il partie de Montmartre ?

Il en marque le pied. Le cabaret se trouve boulevard de Clichy, dans le 18e arrondissement, dans le quartier Pigalle, au bas de la butte ; il a été inauguré le 6 octobre 1889, fondé par Charles Zidler et financé par Joseph Oller, selon Wikipédia. Ses ailes se sont effondrées dans la nuit du 24 au 25 avril 2024, sans faire de blessé, et de nouvelles ailes ont été installées à l’été 2024.

La photographie de Fabrice Courtadon montre justement le moulin sans ses ailes, entre les immeubles du boulevard, sous un ciel d’orage. Tout est en gris, sauf le rouge du moulin, de l’enseigne et de la tourelle décorée. Fabrice Courtadon raconte ce séjour parisien, juste avant les Jeux olympiques, dans son récit d’une semaine à Paris, de Versailles à Montmartre.

Le Moulin Rouge en rouge et gris, tableau Moulin Rouge en noir et rouge, photographie de Fabrice Courtadon
Le Moulin Rouge sans ses ailes, seul en rouge parmi les immeubles gris du boulevard de Clichy« Le Moulin Rouge en rouge et gris » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Quand venir, et quelles précautions prendre ?

Tôt le matin, la butte est plus calme ; le week-end et l’été, le parvis et la place du Tertre sont souvent très fréquentés. Les rues sont en pente et souvent pavées : les poussettes et les personnes qui marchent difficilement préféreront le funiculaire pour la montée. Pensez aussi que la basilique reste un lieu de culte en activité : elle se présente comme un sanctuaire de l’adoration eucharistique, où l’on prie jour et nuit.

Pour prolonger la promenade, le parc des Buttes-Chaumont, plus à l’est, offre une autre colline et un autre panorama ; nous le présentons dans notre article sur le parc des Buttes-Chaumont.

Comment Fabrice Courtadon a-t-il photographié Montmartre ?

Avec un même parti pris sur les quatre images : le noir et blanc pour la ville, une seule couleur conservée pour guider le regard. Le vert des jardins sous le Sacré-Cœur et des pelouses où les promeneurs s’allongent, le vert-de-gris du cavalier, le rouge du Moulin Rouge. Nous expliquons pourquoi ces images sobres tiennent si bien au mur dans notre article sur la photographie en noir et blanc.

Ces quatre photographies appartiennent à la collection Regards singuliers, avec d’autres vues de Paris. Les images à dominante grise rejoignent aussi la sélection de tableaux noir et blanc ; pour une touche franche sur un mur clair, la vue du Moulin Rouge a sa place parmi les tableaux rouges.

Questions fréquentes

Faut-il payer pour entrer au Sacré-Cœur ?

Non, l’accès à la basilique est gratuit et elle est ouverte tous les jours. Seule la montée au dôme est payante.

Combien de marches pour monter au dôme du Sacré-Cœur ?

Près de 300, uniquement par l’escalier : il n’y a pas d’ascenseur. La basilique déconseille la montée aux personnes qui ont du mal à se déplacer.

Le funiculaire de Montmartre est-il payant ?

Oui, il fonctionne avec les titres de transport de la RATP, comme le métro. Il relie la place Saint-Pierre au parvis du Sacré-Cœur.

Peut-on visiter la vigne de Montmartre ?

Le Clos Montmartre n’est pas ouvert au public, sauf occasions exceptionnelles. On le voit depuis la rue des Saules et la rue Saint-Vincent, et sa fête des vendanges a lieu chaque année en octobre.

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