Le parc des Buttes-Chaumont : histoire, temple de la Sibylle et visite
Le parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement, est le plus grand et le plus escarpé des jardins de la Ville de Paris : 25 hectares aménagés sur une ancienne carrière de gypse et inaugurés le 1er avril 1867, à l’occasion de l’Exposition universelle. On y vient pour ses pelouses en pente, son lac, sa grotte et le temple de la Sibylle perché sur son île. L’île et le temple sont aujourd’hui fermés au public pour une rénovation de plusieurs années, mais restent visibles depuis les allées.
En bref
- 25 hectares : le plus grand et le plus escarpé des jardins de la Ville de Paris (paris.fr).
- Travaux commencés en 1864, menés pendant trois ans par environ 1 000 ouvriers ; inauguration le 1er avril 1867 (paris.fr).
- Environ 6 millions de visiteurs par an (paris.fr).
- L’île, le temple de la Sibylle et les cascades sont fermés pour raisons de sécurité pendant la rénovation de la partie centrale ; le reste du parc reste ouvert (paris.fr).

Qu’y avait-il avant le parc des Buttes-Chaumont ?
Une butte nue et une carrière. Le nom « Chaumont » viendrait de « chauve mont », rappelle la Ville de Paris, et le gypse y a été extrait jusqu’en 1860. Ce gypse partait jusqu’aux États-Unis, au point que le quartier était surnommé « quartier Amérique ».
Le lieu avait aussi une sombre réputation. Selon Wikipédia, le gibet de Montfaucon, où s’exerçait la justice royale, se dressait au pied des buttes du Moyen Âge au XVIIe siècle ; démonté à partir de 1760, il a laissé place à la voirie de Montfaucon, une décharge à ciel ouvert où l’on abattait aussi des chevaux.
Sous Napoléon III, l’État acquiert le terrain en 1863. Les travaux commencent l’année suivante et durent trois ans : environ 1 000 ouvriers façonnent les buttes, à la dynamite quand il le faut, pour en faire un jardin prêt pour l’Exposition universelle de 1867.
Qui a dessiné le parc ?
Wikipédia décrit une équipe : l’ingénieur Adolphe Alphand dirige le projet, le jardinier en chef Jean-Pierre Barillet-Deschamps trace le plan et choisit les plantations, l’architecte Gabriel Davioud dessine les bâtiments, les pavillons et le mobilier, et l’ingénieur Eugène Belgrand conçoit le réseau d’eau. Le relief obtenu dépasse 40 mètres de dénivelé, toujours selon Wikipédia. Une grille de 2 475 mètres, percée de six grands portails et de neuf entrées secondaires, en fait le tour, d’après la Ville de Paris.
Que voir aux Buttes-Chaumont ?
Le lac, l’île et le temple de la Sibylle
Au centre du lac artificiel se dresse une île rocheuse, couronnée par le temple de la Sibylle. Dessiné par Davioud, ce petit temple à huit colonnes reprend le modèle d’un temple de Tivoli, en Italie. On rejoint normalement l’île par une passerelle suspendue ou par un pont de pierre ; ce dernier est surnommé « pont des Suicidés », rapporte Wikipédia.
La grotte et la cascade
La grotte s’ouvre à l’entrée d’une ancienne carrière souterraine. Le parc compte aussi une grande et une petite cascade, interdites d’accès pendant les travaux ; l’eau de la grande cascade peut en outre être coupée à la belle saison pour l’arrosage, prévient la Ville de Paris.
Les arbres remarquables
Le parc compte plusieurs arbres remarquables : un platane d’Orient planté en 1862, dont le tronc mesure 6,35 m de circonférence, un cèdre du Liban planté en 1880, un sophora, deux ginkgos, un févier d’Amérique, un noisetier de Byzance et un orme de Sibérie, selon la fiche du parc sur le site de la Ville de Paris.
La Petite Ceinture et les pavillons
L’ancienne ligne de chemin de fer de la Petite Ceinture traverse l’est du parc, en tunnel puis en tranchée. Au-dessus du tunnel, l’ancien pavillon du chemin de fer abrite aujourd’hui Rosa Bonheur, l’un des lieux de restauration du parc avec le Pavillon Puebla et le Pavillon du Lac. Les enfants y trouvent aussi des aires de jeux et deux théâtres de marionnettes.
Le temple de la Sibylle est-il accessible ?
Non, pas pendant les travaux. Le parc repose sur une ancienne carrière de gypse, un sous-sol fragile qui a demandé plusieurs réparations depuis l’ouverture. Après des expertises menées avec l’Inspection générale des carrières et le BRGM, la Ville de Paris a fermé l’île et son belvédère, le temple et le chemin des Aiguilles ; un chemin de la grotte et la petite cascade sont aussi protégés par des barrières. Le chantier prévoit notamment de conforter 770 mètres de parois et la grotte.
Le chantier ne concerne qu’environ 5 % du site : 95 % du parc restent accessibles. Le calendrier des travaux évolue, et il est tenu à jour sur la page de la Ville de Paris consacrée à la rénovation des Buttes-Chaumont.
Comment venir, et quelles règles respecter ?
L’entrée principale est place Armand-Carrel. D’autres entrées donnent rue Botzaris, rue Manin, rue de Crimée et avenue Simon-Bolivar. Les stations de métro les plus proches sont Buttes-Chaumont, Botzaris et Laumière.
Les chiens sont admis tenus en laisse, uniquement dans les allées et dans l’espace canin. Vélos, trottinettes et engins électriques se poussent à la main. Les horaires d’ouverture changent selon la saison : consultez la fiche de la Ville de Paris avant de venir tôt le matin ou en soirée.
Comment Fabrice Courtadon a-t-il photographié les Buttes-Chaumont ?
Fabrice Courtadon a séjourné une semaine près du parc, qui servait de point de départ à ses journées parisiennes ; il le raconte dans le récit de sa semaine à Paris, de Versailles à Montmartre. Ce récit renvoie au tableau du temple des Buttes-Chaumont dans la verdure : le petit temple sur son rocher émerge d’une masse d’arbres restés verts, tandis que les immeubles et les tours de Paris, derrière, sont passés en gris. C’est la seule photographie du parc au catalogue.
Ailleurs dans Paris, il a appliqué le même principe de couleur partielle. À Montmartre, le Sacré-Cœur paraît petit au bout d’un long escalier, au-dessus de pelouses vertes piquées de promeneurs.

Deux autres vues gardent la tour Eiffel en ligne de mire. La première la cadre entre des branches feuillues, depuis une hauteur de la ville, entièrement en noir et blanc, un parti pris expliqué dans notre article sur la photographie en noir et blanc au mur. La seconde montre Paris de nuit, vu d’en haut : la Seine et ses ponts traversent un océan de toits gris où seules les lumières restent dorées.


Ces images appartiennent à la collection Regards singuliers, et la vue des Buttes-Chaumont à celle des paysages. Pour un mur qui garde un peu de verdure en pleine ville, voyez aussi notre sélection de tableaux verts ; la vue de Paris entre les branches figure parmi nos tableaux noir et blanc.
Questions fréquentes
Quelle est la superficie du parc des Buttes-Chaumont ?
25 hectares selon la Ville de Paris, qui le présente comme le plus grand et le plus escarpé de ses jardins.
Peut-on aller sur l’île et au temple de la Sibylle ?
Pas pendant les travaux : l’île, son belvédère et le temple sont fermés pour raisons de sécurité. Le reste du parc reste ouvert.
Les chiens sont-ils autorisés aux Buttes-Chaumont ?
Oui, tenus en laisse, uniquement dans les allées et dans l’espace canin.
Quand le parc des Buttes-Chaumont a-t-il ouvert ?
Il a été inauguré le 1er avril 1867, à l’occasion de l’Exposition universelle, après trois ans de travaux.
Murs d’Art
Des œuvres à accrocher
Le temple des Buttes-Chaumont dans la verdureparc des Buttes-Chaumontdès 45 €40,50 €
Le Sacré-Cœur au-dessus des pelouses de MontmartreSacré-Cœur et ses pelousesdès 45 €40,50 €
Quand les branches enlacent Paristour Eiffel entre les branchesdès 45 €40,50 €
Les mystères de l’ombre à la lumièreParis la nuit, lumières doréesdès 50 €45 €
Photographies de Fabrice Courtadon imprimées à la demande sur aluminium Dibond. Voir toutes les œuvres
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