Cascades d’Auvergne : où voir les plus belles chutes d’eau
Les plus belles cascades d’Auvergne se trouvent surtout autour du massif du Sancy et du col de Guéry : la Grande Cascade du Mont-Dore, la plus haute de la région avec 32 m de chute, la cascade du Trador près de Laqueuille, celle de la Graille à Perpezat, la Barthe à Picherande ou Entraigues. Plusieurs se rejoignent en moins d’une heure de marche, et l’automne leur donne leurs plus belles couleurs. Voici celles que Fabrice Courtadon a photographiées, avec pour chacune ce qu’il faut savoir avant d’y aller.
En bref
- La Grande Cascade du Mont-Dore tombe de 32 m : c’est la plus haute d’Auvergne selon l’office de tourisme du Sancy. Son accès est interdit du 15 novembre au 1er avril.
- La cascade de la Graille, à Perpezat, se découvre par une boucle balisée de 4 km depuis le parking de Lacoux, environ 1 h 30.
- La cascade du Trador, à Laqueuille, est formée par le ruisseau du Verdeix ; comptez une trentaine de minutes de marche depuis le parking du pont du Verdeix.
- La cascade de la Barthe, à Picherande, est à 1,5 km d’un parking par un chemin presque plat.
- Rochers mouillés, hauts de chute sans protection : restez sur les sentiers et portez de bonnes chaussures.

Où se trouve la cascade de la Graille et comment y accéder ?
La cascade de la Graille est à Perpezat, dans le Puy-de-Dôme, au creux d’une hêtraie. La vallée qui l’abrite a été façonnée par les glaciers du Quaternaire, et la chute compte parmi les nombreuses cascades de la Sioule et de ses affluents. L’office de tourisme Auvergne Volcans Sancy ne donne pas sa hauteur : nous n’en citons donc pas.
Pour y aller, garez-vous au parking du village de Lacoux et suivez le balisage bleu du circuit « Vallée de la Graille ». La boucle fait 4 km pour 165 m de dénivelé, classée facile, et se parcourt en 1 h 30 environ. La cascade se voit en contrebas du chemin. L’office est clair sur un point : le haut de la chute n’est pas protégé, il faut rester sur le sentier et ne pas descendre au pied de la cascade.
Le site est décrit sur la page des cascades de l’office de tourisme Auvergne Volcans Sancy. Nous avons déjà consacré un article à la cascade de la Graille, joyau caché des volcans d’Auvergne ; quant aux grandes forêts de hêtres qui l’entourent, elles ont leur page : les hêtraies d’Auvergne.
Que voir à la cascade du Trador ?
La cascade du Trador se trouve à Laqueuille, au nord du massif du Sancy. Elle est formée par le ruisseau du Verdeix, qui se jette ensuite dans la Miouze, à l’endroit où il franchit une ancienne coulée de lave : des orgues basaltiques se dressent derrière les chutes. Le départ se fait du parking du pont du Verdeix, à environ 1 km de Laqueuille en direction de Saint-Sauves, puis une trentaine de minutes de marche. Une hauteur de 12 m circule sur certains sites, mais aucune source officielle ne la confirme.
Fabrice Courtadon l’a photographiée deux fois, en cadrage vertical : une première chute tombe d’une corniche de roche grise, puis l’eau se rassemble en une seconde chute au premier plan. La première image est prise sous le vert franc de la belle saison, la seconde au moment où les feuilles commencent à couvrir le sol.


Quelle est la plus haute cascade d’Auvergne ?
C’est la Grande Cascade du Mont-Dore, avec 32 m de chute. Le ruisseau qui l’alimente naît sur le plateau de la Durbise, vers 1 450 m d’altitude. On part du grand escalier face à la mairie du Mont-Dore par le chemin de Melchi-Rose (balisage jaune), puis le chemin de la Grande Cascade, et l’on revient par le même itinéraire. Comptez environ 1 h 30 aller-retour pour 225 m de dénivelé, avec une forte montée.
Deux règles à connaître avant de partir. L’accès est interdit chaque année du 15 novembre au 1er avril par arrêté municipal, pour des raisons de sécurité ; vérifiez les dates de l’année sur la fiche de la Grande Cascade sur le site du Sancy. De la mi-mai à la fin octobre, des troupeaux de moutons gardés par un chien de protection pâturent le secteur : les chiens doivent être tenus en laisse.
Fabrice Courtadon a photographié une cascade du Mont-Dore en automne, un voile d’eau blanche sur une paroi sombre, sous des feuillages orange et cuivrés. Sa fiche ne précise pas de quelle chute il s’agit : nous ne l’attribuons donc pas à la Grande Cascade. Le reste de la station et de ses sommets est présenté sur notre page consacrée au massif du Sancy.

Quelles autres cascades voir autour du Sancy et du Guéry ?
L’office de tourisme du Sancy recense une quinzaine de cascades sur son territoire, en prévenant que toutes ne sont pas faciles d’accès. Voici celles que l’on retrouve dans les photographies de Fabrice Courtadon.
La cascade de la Barthe, à Picherande
Sur la commune de Picherande, au sud du Sancy, le ruisseau de Neuffonds tombe à l’endroit où l’érosion a entaillé une coulée de lave. Depuis le parking, accessible en voiture depuis Besse ou depuis Picherande, un chemin de 1,5 km presque plat mène en 45 minutes aller-retour au sommet de la chute, face au massif du Sancy. Pour rejoindre le pied de la cascade, il faut encore environ 1 km en sous-bois, avec de bonnes chaussures. L’hiver, la chute gèle ; au printemps, les prés voisins se couvrent de jonquilles. Les accès sont détaillés sur la fiche de la cascade de la Barthe.

La cascade d’Entraigues
Elle se trouve à Égliseneuve-d’Entraigues, dans le sud du Puy-de-Dôme. Nous n’avons pas trouvé de hauteur confirmée par une source officielle. La photographie de Fabrice Courtadon la montre sous la voûte des arbres, en plusieurs rideaux blancs, la rivière filant ensuite en voiles bleutés entre les rochers.

La cascade du Guéry
Près du lac de Guéry, vers 1 250 m d’altitude, la cascade du Guéry tombe d’environ 12 m sur des rochers, entourée d’orgues basaltiques ; elle est alimentée par le ruisseau des Mortes du Guéry. L’office conseille de partir du centre de montagne Cap Guéry et de suivre le balisage jaune du papillon, environ 1 h 45 aller-retour. Le lac lui-même figure sur notre page des lacs d’Auvergne. Au Guéry, Fabrice Courtadon a photographié une cascade étroite qui file au pied d’une falaise grise striée de fissures, adoucie par des herbes dorées.

La cascade de Say, à Gelles
Entre La Miouze et Gelles, elle se rejoint en une vingtaine de minutes aller-retour depuis le parking indiqué par un panneau ; la descente et les abords peuvent être glissants. Nous lui avons consacré un article : la cascade de Gelles en hiver, en pose longue.
La cascade de la Raquette
Fabrice Courtadon a aussi photographié la cascade de la Raquette, un filet d’eau qui descend un rocher moussu sous un rideau de végétation retombante. Nous n’avons trouvé aucune description officielle de ce site : nous ne donnons donc ni situation ni accès.

Comment photographier une cascade ?
Sur la plupart des photographies de cet article, l’eau a le rendu soyeux d’une pose longue. Avec une vitesse lente, l’eau ne se fige plus en gouttes : elle se lisse en voiles blancs, tandis que la roche et la mousse restent nettes.
- Posez l’appareil. Un trépied, ou à défaut un rocher stable, est indispensable : au-delà d’une fraction de seconde, la moindre secousse floute toute l’image.
- Baissez la lumière. Sensibilité au plus bas, diaphragme fermé ; en plein jour, un filtre gris neutre permet d’allonger la pose sans surexposer l’eau.
- Préférez un ciel couvert. En sous-bois, le soleil crée des taches blanches impossibles à rattraper. Une lumière grise et égale garde du détail dans l’eau comme dans les mousses.
- Choisissez la saison. Le débit est en général plus fort au printemps, à la fonte des neiges, et après les pluies d’automne ; en été, certaines chutes se réduisent à un filet. Octobre ajoute les couleurs des feuillages, comme sur la Graille ou le Trador.
- Soignez le premier plan. Un rocher moussu, des feuilles mortes ou le cours du torrent donnent de la profondeur. Pour une chute haute, le cadrage vertical s’impose souvent.
Quelles précautions prendre près d’une cascade ?
Les rochers mouillés et couverts de mousse sont très glissants, même par temps sec. Restez sur les sentiers balisés et ne montez pas sur les blocs pour gagner un meilleur angle. Le haut des chutes n’est pas toujours protégé, comme à la Graille ; à Gelles, la descente elle-même demande de l’attention. Portez des chaussures de marche à semelle crantée.
Par temps d’orage, ne vous engagez pas sur ces sentiers. L’hiver, la glace rend certains passages dangereux et la Grande Cascade du Mont-Dore est fermée ; si vous cherchez des paysages de neige, notre page l’hiver en Auvergne en propose d’autres. Renseignez-vous avant de partir : les conditions d’accès changent.
Les cascades photographiées par Fabrice Courtadon sont réunies dans la sélection tableau cascade, et plus largement dans la collection Autour de l’eau. La plupart sont en cadrage vertical, à retrouver aussi dans la sélection tableau vertical pour un pan de mur étroit.
La cascade du Guéry se trouve sur le tour du lac : voyez le lac du Guéry en photos et en saisons.
Questions fréquentes
Quelle est la plus haute cascade d’Auvergne ?
La Grande Cascade du Mont-Dore, avec 32 m de chute selon l’office de tourisme du Sancy. Son accès est interdit chaque année du 15 novembre au 1er avril par arrêté municipal.
Comment aller à la cascade de la Graille ?
Garez-vous au parking du village de Lacoux, à Perpezat, puis suivez le balisage bleu du circuit « Vallée de la Graille » : une boucle de 4 km et 165 m de dénivelé, environ 1 h 30 de marche. La cascade se voit en contrebas du chemin, sur lequel il faut rester.
Quelles cascades d’Auvergne demandent le moins de marche ?
Parmi celles de cet article, la cascade de Say à Gelles (environ 20 minutes aller-retour) et la cascade de la Barthe à Picherande (1,5 km presque plat, environ 45 minutes aller-retour jusqu’au sommet de la chute).
En quelle saison voir les cascades d’Auvergne ?
Au printemps et après les pluies d’automne pour le débit, en octobre pour les couleurs des sous-bois. En hiver, certaines chutes gèlent, les sentiers deviennent dangereux et la Grande Cascade du Mont-Dore est fermée.
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La cascade d’Entraigues en sous-boiscascade d’Entraiguesdès 50 €
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