Cosmos blanc au cœur jaune, tableau cosmos blanc, cœur jaune, photographie de Fabrice Courtadon

Le cosmos : origine, semis et floraison jusqu’aux gelées

Par la rédaction de Murs d’Art · Photographies de Fabrice Courtadon14 octobre 20267 min de lecture

Le cosmos est une fleur de la famille des Astéracées, originaire du Mexique, que l’on sème au printemps et qui fleurit de l’été jusqu’aux premières gelées. L’espèce la plus cultivée, Cosmos bipinnatus, porte des fleurs blanches, roses ou pourpres sur un feuillage très finement découpé ; Cosmos sulphureus fleurit dans les jaunes, les orangés et les rouges, et le cosmos chocolat, Cosmos atrosanguineus, est une vivace à tubercule aux fleurs rouge sombre, au léger parfum de vanille.

En bref

  • Le genre Cosmos a été décrit en 1791 par le botaniste espagnol Antonio José Cavanilles ; son nom vient du grec kosmos, « ornement » ou « bon ordre ».
  • Cosmos bipinnatus est une annuelle semi-rustique : semis à l’abri de mi-mars à début avril, plantation dehors vers la mi-mai, après les gelées.
  • La floraison commence 60 à 90 jours après la germination et dure jusqu’aux gelées ; couper les fleurs fanées la prolonge, selon la Société royale d’horticulture britannique (RHS).
  • Le cosmos chocolat est une vivace à racine tubéreuse : dans les régions froides, la RHS conseille d’arracher le tubercule avant les premières gelées et de le garder hors gel.
Cosmos blanc au cœur jaune, tableau cosmos blanc, cœur jaune, photographie de Fabrice Courtadon
Un cosmos blanc ouvert de trois quarts sur fond sombre, seul son petit cœur jaune reste en couleur« Cosmos blanc au cœur jaune » en tableau, dès 50 € 45 €

D’où vient le cosmos ?

Le cosmos vient du Mexique. Cosmos bipinnatus pousse à l’état sauvage du Mexique au sud des États-Unis, et il s’est naturalisé dans bien d’autres régions du monde, où il peut devenir envahissant. Cosmos sulphureus est originaire du Mexique, d’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du Sud. Le genre a été décrit en 1791 par Antonio José Cavanilles, qui a nommé la même année le dahlia, autre Astéracée mexicaine dont l’histoire est racontée dans notre article sur l’origine et la floraison du dahlia.

Le nom vient du grec kosmos, qui signifie « ornement » ou « bon ordre ». En France, le cosmos n’est pas une plante indigène : la fiche de Tela Botanica range Cosmos bipinnatus, appelé « cosmos bipenné », parmi les plantes cultivées en extérieur, présentes sur le continent comme en Corse. Le nom de l’espèce décrit ses feuilles : « bipenné » signifie deux fois divisé, comme une plume dont chaque barbe serait elle-même découpée.

Comment reconnaître un cosmos ?

Le cosmos se reconnaît d’abord à son feuillage, découpé en segments fins comme des fils, qui donne aux massifs un aspect léger. Ses fleurs, larges de 5 à 7 cm, s’ouvrent en coupe au bout de longues tiges fines. Comme chez toutes les Astéracées, chaque fleur est en réalité un capitule : sur le pourtour, des fleurs ligulées, le plus souvent huit, que l’on prend pour des pétales ; au centre, un disque de petites fleurs jaunes. Notre article sur le tournesol détaille cette organisation du capitule.

Selon les variétés, la plante mesure de 60 cm à 2 m, parfois davantage : la fiche de la RHS sur Cosmos bipinnatus donne jusqu’à 2,5 m pour l’espèce. Les obtenteurs ont multiplié les formes : fleurs doubles, ligules roulées en tube, ligules bordées d’une autre couleur. Le cosmos blanc est parfois confondu avec une marguerite ; son feuillage filiforme suffit à le distinguer, comme l’explique notre article marguerite ou pâquerette.

Fabrice Courtadon a photographié deux cosmos rouges en Auvergne, sur fond noir. Leur fiche ne précise pas l’espèce, et une photographie ne suffit pas à la déterminer. Sur la première, la fleur sort de l’obscurité au bout d’une tige fine, décentrée vers la droite ; sur la seconde, seul le rouge pourpre a été gardé, sur un fond passé en noir et blanc où le cœur prend un aspect argenté.

Quelles sont les espèces de cosmos cultivées ?

Trois espèces se partagent les jardins, avec des besoins différents :

Espèce Type Couleurs Taille
Cosmos bipinnatus annuelle semi-rustique, qui se ressème blanc, rose, pourpre ; cœur jaune 60 cm à 2 m et plus
Cosmos sulphureus annuelle semi-rustique, qui peut se ressemer jaune, orangé, rouge 30 cm à 2 m selon les variétés
Cosmos atrosanguineus vivace à racine tubéreuse, sensible au gel rouge sombre à presque noir 50 cm à 1 m

Cosmos sulphureus supporte la sécheresse une fois levé et compte des variétés naines d’une quarantaine de centimètres, pratiques en bordure ou en pot. Ses fleurs servaient déjà de teinture orangée dans l’Amérique précolombienne.

Quand et comment semer le cosmos ?

Le cosmos est une annuelle semi-rustique : il ne supporte pas le froid. La RHS rappelle que ces plantes se sèment le plus souvent à l’abri au printemps, pour être plantées dehors après les dernières gelées, et que celles qui fleurissent vite, comme le cosmos, réussissent aussi semées directement en place au début de l’été. En pratique :

  1. Semis à l’abri, de mi-mars à début avril : recouvrez à peine les graines ; elles germent en 5 à 7 jours vers 24 °C.
  2. Repiquage des jeunes plants environ trois semaines plus tard.
  3. Plantation dehors vers la mi-mai, une fois les gelées passées, en espaçant les pieds d’environ 45 cm, puis arrosez bien.
  4. Ou semis en place au début de l’été, quand la terre est réchauffée ; la floraison sera plus tardive.

Le cosmos veut le plein soleil et une terre moyennement fertile, fraîche mais bien drainée, que la RHS accepte calcaire, limoneuse, sableuse ou argileuse. Les fortes pluies et le vent peuvent casser les tiges fines : groupés, les pieds se soutiennent mutuellement. Pucerons, limaces et escargots sont ses principaux ennemis.

Jusqu’à quand le cosmos fleurit-il ?

Jusqu’aux premières gelées. La floraison commence 60 à 90 jours après la germination, en été, et se poursuit en automne tant que le gel ne l’arrête pas : tant qu’il n’a pas gelé, un massif semé au printemps peut encore fleurir à la mi-octobre. Pour la prolonger, la RHS conseille de couper régulièrement les fleurs fanées, en laissant mûrir quelques têtes si vous voulez que le cosmos se ressème l’année suivante.

Ces graines profitent aussi aux oiseaux : les chardonnerets s’accrochent aux tiges sèches pour en picorer les akènes. Pendant la floraison, les fleurs attirent les papillons et les autres butineurs, sur lesquels vous en saurez plus dans notre article sur les insectes pollinisateurs et la biodiversité.

Fabrice Courtadon a cadré un cosmos en pleine saison : une fleur d’un blanc grisé en haut de l’image, au-dessus d’une grappe de boutons encore fermés, dans un feuillage vert sombre.

Cosmos pâle sur feuillage sombre, tableau cosmos blanc sur fond vert sombre, photographie de Fabrice Courtadon
Une fleur de cosmos blanc grisé au-dessus d’une grappe de boutons fermés, dans un feuillage sombre« Cosmos pâle sur feuillage sombre » en tableau, dès 50 € 45 €

Le cosmos chocolat sent-il vraiment le chocolat ?

Il sent plutôt la vanille, comme beaucoup de chocolats : ses fleurs dégagent un léger parfum de vanilline, plus marqué en fin de journée. Originaire du Mexique, où il pousse dans des forêts de pins et de chênes, entre 1 800 et 2 450 m environ, il a été mis en vente pour la première fois en 1885 par le grainetier britannique Thompson & Morgan. On le dit souvent disparu à l’état sauvage, mais des relevés menés depuis 1986 l’ont retrouvé en abondance au Mexique. Ses fleurs vont du rouge au presque noir, selon leur teneur en pigments. Malgré son parfum, il ne se mange pas.

Contrairement au cosmos annuel, c’est une vivace à racine charnue. La fiche de la RHS sur le cosmos chocolat le dit rustique seulement dans les régions douces : paillez-le à l’automne, et là où l’hiver est rude, arrachez le tubercule avant les premières gelées pour le conserver hors gel, comme on le fait pour un dahlia.

Le cosmos se prête aussi aux images les plus libres. Dans la collection abstraits et distorsions, Fabrice Courtadon a fait flotter une fleur de cosmos rouge dans une nuit criblée de points de lumière blancs.

Cosmos rouge sous une pluie de lumières, tableau fleur de cosmos rouge, photographie de Fabrice Courtadon
Une fleur de cosmos rouge qui flotte dans une nuit criblée de points de lumière blancs« Cosmos rouge sous une pluie de lumières » en tableau, dès 50 € 45 €

Ces cosmos blancs, rouges ou pourpres rejoignent les autres fleurs de la collection fleurs, imprimées à la demande sur aluminium Dibond mat . Les trois cosmos rouges figurent aussi dans la sélection de tableaux rouges, et le cosmos blanc au cœur jaune joue sur la couleur gardée au seul centre de la fleur.

Questions fréquentes

Le cosmos est-il une plante vivace ?

Le cosmos le plus courant, Cosmos bipinnatus, est une annuelle : il meurt aux premières gelées, mais il se ressème souvent seul. Le cosmos chocolat, lui, est une vivace à tubercule, à protéger du gel en hiver.

Quand semer le cosmos ?

À l’abri de mi-mars à début avril, pour une plantation dehors vers la mi-mai, après les gelées. On peut aussi le semer directement en place au début de l’été ; il fleurira alors plus tard.

Faut-il couper les fleurs fanées du cosmos ?

Oui, si vous voulez prolonger la floraison jusqu’aux gelées. Laissez quelques têtes mûrir si vous souhaitez qu’il se ressème, et pour les chardonnerets, qui en mangent les graines.

Le cosmos chocolat est-il comestible ?

Non. Son nom vient de son parfum, une odeur de vanilline proche de celle du chocolat, mais la plante ne doit pas être consommée.

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