Gerberas orange et fils d’argent, tableau gerberas orange dans un vase sombre, photographie de Fabrice Courtadon

Le gerbera : reconnaître la fleur, la cultiver et faire durer le bouquet

Par la rédaction de Murs d’Art · Photographies de Fabrice Courtadon21 octobre 20268 min de lecture

Le gerbera est une plante vivace de la famille des Astéracées, originaire d’Afrique australe, dont la grande « fleur » en forme de marguerite est en réalité un capitule, un assemblage de petites fleurs serrées. Il compte parmi les fleurs ornementales les plus populaires au monde, en fleur coupée comme en pot, selon l’Institut national sud-africain de la biodiversité (SANBI).

En bref

  • Genre Gerbera L. (1758), famille des Astéracées : 24 espèces acceptées, de l’Afrique tropicale et australe jusqu’à la Chine (Plants of the World Online, jardins botaniques royaux de Kew).
  • Gerbera jamesonii, la « Barberton daisy », pousse dans les prairies sableuses du nord-est de l’Afrique du Sud ; la liste rouge sud-africaine la classe en « préoccupation mineure » (SANBI).
  • La plupart des variétés cultivées viennent d’un croisement entre G. jamesonii et G. viridifolia, réalisé par Richard Lynch à Cambridge à la fin du XIXe siècle (SANBI).
  • Au troisième trimestre 2026, le gerbera était le sixième groupe de fleurs coupées vendu par Royal FloraHolland, au prix moyen de 0,18 € (FloralDaily, d’après Royal FloraHolland).
  • La plupart des gerberas ne supportent pas moins de 5 °C et fleurissent le mieux entre 10 et 20 °C (Royal Horticultural Society).
Gerberas orange et fils d’argent, tableau gerberas orange dans un vase sombre, photographie de Fabrice Courtadon
Sur fond noir, un bouquet serré de gerberas orange, rouges et jaunes au sommet d’un vase de métal sombre« Gerberas orange et fils d’argent » en tableau, dès 45 € 40,50 €Aussi sur toile ou en affiche encadrée, dès 60 €

Comment reconnaître un gerbera ?

Comme chez la marguerite, dont nous présentons les espèces et la culture, ce que l’on prend pour une fleur est un capitule. Sur le pourtour, les fleurs ligulées, qui ressemblent à des pétales, sont crème, rouges, orange ou roses chez l’espèce sauvage ; au centre, les fleurs tubulées, ou fleurs du disque, sont crème, décrit le SANBI. Chaque capitule se dresse seul au bout d’une longue tige, au-dessus d’une rosette de feuilles profondément lobées et couvertes de poils soyeux.

Les hybrides élargissent la palette : rouges, orange, jaunes, pourpres, roses ou blancs, aux tons vifs ou plus doux, selon la Royal Horticultural Society (RHS). Le cœur est parfois noir, note Wikipédia. Sur la photographie de Fabrice Courtadon, les tiges vertes et nues montent droit hors du vase.

Le mot est masculin (« gerbéra » en orthographe rectifiée), et le Larousse prête à la plante « le port d’un chardon » ; elle est de la même famille que le chardon et que le rudbeckia au cœur brun. Le dictionnaire cite aussi son nom de « marguerite du Transvaal ».

D’où vient le nom gerbera ?

Le genre honore le naturaliste allemand Traugott Gerber, indique le SANBI ; l’université d’État de Caroline du Nord précise qu’il était botaniste et médecin. D’après Wikipédia, il est mort en 1743. L’espèce porte le nom de Robert Jameson, qui en récolta des plants vivants en 1884, lors d’une expédition de prospection dans le district de Barberton : d’où son nom anglais de « Barberton daisy ». R. W. Adlam en publia la description valide en 1888.

D’où vient le gerbera et combien d’espèces compte le genre ?

La base Plants of the World Online de Kew accepte 24 espèces, de l’Afrique tropicale et australe jusqu’à la Chine, l’Indochine et Bali ; huit d’entre elles sont propres à Madagascar. La fiche du SANBI sur Gerbera jamesonii parle d’« environ 30 espèces », jusqu’en Amérique du Sud, où Kew n’en retient aucune.

Gerbera jamesonii vit dans les prairies sableuses du Mpumalanga, du Gauteng et du Limpopo, selon le SANBI ; Kew étend son aire jusqu’à l’Eswatini. L’espèce fleurit au printemps et au début de l’été, puis à l’automne ; les abeilles la pollinisent, et le vent emporte ses graines légères, munies d’une aigrette.

D’où viennent les gerberas vendus chez les fleuristes ?

D’un croisement. À la fin du XIXe siècle, à Cambridge, Richard Lynch a croisé Gerbera jamesonii et Gerbera viridifolia, répandue du Cameroun à l’Afrique du Sud (Kew) : la plupart des variétés commerciales actuelles en descendent, selon le SANBI. On les appelle souvent Gerbera × hybrida ; la liste de Kew enregistre l’hybride sous le nom de Gerbera × cantabrigiensis Lynch (1904).

Chez Royal FloraHolland, aux Pays-Bas, le gerbera occupait au troisième trimestre 2026 la sixième place des groupes de fleurs coupées, derrière la rose, un groupe de chrysanthèmes, le lys, l’hortensia et l’eustoma, rapporte le site professionnel FloralDaily le 13 octobre 2026. Les unités vendues progressaient de 5,1 % sur un an, au prix moyen de 0,18 €, le plus bas des dix premiers groupes.

Comment faire durer un bouquet de gerberas ?

Un gerbera coupé tient en général plus d’une semaine en vase, et davantage au frais, selon la RHS. Ses conseils complètent ceux de l’université d’État du Dakota du Sud (SDSU) :

  • Peu d’eau : 2 à 2,5 cm seulement, dans un vase large et pas trop petit, pour qu’il ne s’assèche pas trop vite (SDSU).
  • Une coupe fraîche : quand l’extrémité de la tige se décolore et ramollit, recoupez-la (SDSU).
  • Si les fleurs penchent : retirez le bas de la tige et remplissez le vase d’eau fraîche (RHS).
  • Loin des fruits : ne placez pas le vase près de fruits ou de légumes en train de mûrir, qui abrègent la vie des fleurs coupées (SDSU).

Pourquoi la tête penche-t-elle ? Une étude de l’université de Wageningen (Perik et al., 2012) l’attribue à la perte d’eau de la tige : l’absorption ne compense plus la transpiration, et la tige se courbe là où elle perd le plus d’eau, 10 à 15 cm sous le capitule, une zone dépourvue de sclérenchyme, un tissu de soutien.

L’alliance des temps, tableau gerberas dans un vase ancien, photographie de Fabrice Courtadon
Des gerberas orange, rouges et jaunes jaillissent d’un vase sombre, entre une vieille boîte ronde et un fouet« L’alliance des temps » en tableau, dès 45 € 40,50 €

Dans « L’alliance des temps », on distingue au centre de plusieurs capitules le disque sombre des fleurs tubulées, cerné de ligules orange ou jaunes.

Comment cultiver un gerbera en pot ou au jardin ?

La plupart des gerberas sont frileux : on les cultive comme plantes d’intérieur ou en massif d’été, rappelle le guide de culture du gerbera de la Royal Horticultural Society. L’essentiel :

  • Température : entre 10 et 20 °C pour fleurir ; en dessous ou au-dessus, la floraison s’interrompt, puis reprend. Jamais moins de 5 °C pour les variétés frileuses.
  • Lumière : en intérieur, un rebord de fenêtre très lumineux ou une serre chauffée ; le plein soleil d’été peut brûler les plantes.
  • Au jardin : une place chaude, abritée et ensoleillée, de la mi-printemps à la mi-automne, quand les nuits restent au-dessus de 5 °C. Même les séries rustiques, comme « Garvinea », craignent le gel et l’humidité de l’hiver.
  • Plantation : le collet légèrement au-dessus de la surface, pour qu’il reste sec, dans un pot profond et un terreau très drainant.
  • Arrosage : laissez le terreau sécher un peu entre deux arrosages, arrosez de préférence par le dessous, sans mouiller le collet, et ne laissez jamais le pot tremper.
  • Floraison : coupez les fleurs fanées à la base de leur tige ; en été, un engrais riche en potassium, comme celui des tomates, l’encourage.

Pour l’espèce sauvage, le SANBI conseille aussi le plein soleil et un arrosage modéré, et prévient que le collet pourrit s’il est enterré. Semé à 20 à 25 °C, un gerbera fleurit quatre à six mois plus tard selon la RHS, au bout d’un an selon le SANBI.

Le gerbera est-il toxique ?

L’ASPCA, la société américaine de protection des animaux, classe le gerbera (Gerbera jamesonii) parmi les plantes non toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux ; toute plante avalée peut toutefois faire vomir, rappelle-t-elle. Pour l’homme, aucune source officielle consultée n’en parle : le gerbera ne figure pas dans les fiches de l’Anses sur les plantes toxiques. Cette absence ne prouve pas son innocuité ; en cas d’ingestion suivie de troubles, appelez un centre antipoison ou le 15, et votre vétérinaire pour un animal.

Où retrouver ces gerberas en tableau ?

Parmi les photographies en vente, deux seulement montrent des gerberas, et ce sont deux natures mortes en light painting : une pose de plus de 30 secondes dans le noir, pendant laquelle la scène est peinte à la lampe torche (voir notre article sur la technique du light painting). Elles appartiennent à la collection light painting et sont imprimées à la demande sur aluminium Dibond mat. « Gerberas orange et fils d’argent » figure parmi nos tableaux pour le bureau, et « L’alliance des temps » parmi nos tableaux pour la cuisine. Toutes deux rejoignent aussi les tableaux orange et les tableaux pour le salon. La première existe aussi sur toile ou en affiche encadrée, dans la gamme toiles et affiches. D’autres fleurs sont réunies dans la collection fleurs.

Questions fréquentes

Le gerbera peut-il rester au jardin toute l’année ?

Rarement. La plupart ne survivent pas sous 5 °C et se rentrent à l’automne ; quelques séries rustiques restent en pleine terre dans les endroits doux et abrités, protégées du gel, selon la RHS.

Combien de temps dure un bouquet de gerberas ?

En général plus d’une semaine, et davantage au frais, selon la RHS. Mettez peu d’eau, 2 à 2,5 cm, et recoupez les tiges dès que leur extrémité se décolore.

Pourquoi les gerberas penchent-ils dans le vase ?

Parce que la tige perd plus d’eau qu’elle n’en absorbe (université de Wageningen). Retirez le bas des tiges et remettez de l’eau fraîche (RHS).

Le gerbera est-il dangereux pour les chats ?

L’ASPCA le classe parmi les plantes non toxiques pour les chats, les chiens et les chevaux. En cas de troubles, consultez votre vétérinaire.

Que symbolise le gerbera ?

Les sources divergent : la gaieté pour l’université d’État du Dakota du Sud, l’« amour profond » pour Wikipédia. Notre article sur le langage des fleurs explique pourquoi ces significations changent d’un livre à l’autre.

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